14 juin 2007.
quel sens, une date ? découper la vie comme du saucisson ? peut être que comme ça elle passe plus doucement, comme quand on regarde la trotteuse pendant un cours
ça serait si facile de la rendre heureuse. si seulement il voulait essayer...la vie n'a pas de sens. mais elle est belle, justement parce qu'elle est comme ça: éphémère, absurde, désespérée, avec l'espoir de l'infini caché, qui se dérobe sans fin, et nous qui n'en finissons pas de courir dans l'espoir de la parousie. et parce qu'on doit y voguer comme des petits insectes sur des radeaux en feuilles. fragilité
est-ce que c'est encore une clé, pour ouvrir une de ces portes fermées tout autour de nous?poésie. l'être. la fusion (impossible?) pour faire taire la douleur: cesser de s'aggriper. voir les gens comme des instants, éphémères et absolus. avoir confiance. accepter de les perdre sans cesse, ne JAMAIS se conquiliser, savoir toucher l'étincelle sachant qu'elle va s'éteindre, sachant que nous aussi on va s'éteindre. savoir ce que veut dire "je t'aime" ? savoir regarder un arbre. savoir faire l'amour. savoir parler aux oiseaux. ne jamais laisser parler l'égo trop centré. à l'écoute. contempler pour sortir des arcanes construites par ceux qui ne veulent pas voir. ne pas avoir peur, ne pas craindre la souffrance: être pur(e), chercher le ciel et ne pas renoncer à l'absolu, à cet inaccessible Nous.
Friday, June 29, 2007
Thursday, June 14, 2007
the quest
déréliction, poisson
coule pierre qui roule
l'épingle rose au cœur du papillon palpite
la torpeur est l'ennemi
les bras noirs de la raison, les ongles qui s'accrochent aux branches aquatiques et gluantes du poule mauve
tourbillon dans la tourmente et robinet chirurgical
les yeux fermés sur la poussière et le marbre des enfants sacrifiés sur l'autel du canapé
la honte des nuits et la Lune mentholé qui sourit et baigne les labyrinthes immobiles
grand chien noir couché sur le flanc qui écoute les fleurs pousser à l'aube de la Révolution
la Révolution est notre illusion profonde, la cicatrice
la pluie tombe sur la Terre et berce les pierres de Lune et les petits poissons
l'épingle rose au cœur du papillon palpite
la torpeur est l'ennemi
les bras noirs de la raison, les ongles qui s'accrochent aux branches aquatiques et gluantes du poule mauve
tourbillon dans la tourmente et robinet chirurgical
les yeux fermés sur la poussière et le marbre des enfants sacrifiés sur l'autel du canapé
la honte des nuits et la Lune mentholé qui sourit et baigne les labyrinthes immobiles
grand chien noir couché sur le flanc qui écoute les fleurs pousser à l'aube de la Révolution
la Révolution est notre illusion profonde, la cicatrice
la pluie tombe sur la Terre et berce les pierres de Lune et les petits poissons
Sunday, May 13, 2007
Thursday, January 25, 2007
Wednesday, January 17, 2007
Sunday, January 07, 2007
Wednesday, November 29, 2006
Thursday, November 23, 2006
Latone et les paysans changés en grenouilles
"Que de nuits, ha ! - vitre ronde de ma cabine, hublot fermé, - que de nuits j'ai regardé vers toi, de ma couchette, en me disant: voici, quand cet oeil blanchira, ce sera l'aube; alors je me lèverai et je secouerai mon malaise; et l'aube lavera la mer, et nous aborderons la terre inconnue. L'aube est venue sans que la mer en soit calmée, la terre était encore lointaine et sur la face mobile des eaux chancelait ma pensée.
Le malaise des flots dont toute la chair se souvient. [...]
Le doux port viendra-t-il, après ces décourageantes dérives, ces errements de-ci, de-là ? où mon âme enfin reposée, sur une solide jetée près du phare tournant, regardera la mer."
Le malaise des flots dont toute la chair se souvient. [...]
Le doux port viendra-t-il, après ces décourageantes dérives, ces errements de-ci, de-là ? où mon âme enfin reposée, sur une solide jetée près du phare tournant, regardera la mer."
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